

Le saviez-vous ? Que vous habitiez à Besançon, Ornans ou dans l’une des 161 autres communes membres du SYBERT (syndicat qui traite nos déchets), le papier que vous triez contribue au fonctionnement de la papeterie de Novillars. Un exemple du lien très fort entre cette industrie et notre territoire.
Invitée par son directeur et accompagnée de Claude Jeannerot, ancien sénateur et ancien président du conseil général du Doubs, j’ai eu le plaisir de visiter, il y a quelques semaines, cette papeterie située au cœur de ma circonscription. Créée en 1883, elle a déposé le bilan en 2012 avant d’être reprise par un groupe libanais. Embauchant désormais 80 personnes contre 55 il y a quelques années, elle poursuit fort heureusement son développement.
J’ai été heureuse de constater les nombreux progrès réalisés en matière environnementale. J’avais le souvenir d’une usine dégageant une très forte odeur à travers la commune ; il n’en est rien aujourd’hui.
La pâte à papier est fabriquée depuis 1989 avec 100 % de papier recyclé. Un tiers provient des collectivités (notamment du SYBERT, syndicat qui gère les déchets de Besançon et des communes alentours), le reste de l’industrie, de la grande distribution (cartons, emballages…) ou de structures comme Emmaüs. Par ailleurs, la consommation d’eau et d’énergie a été réduite de 30 % ces trois dernières années, notamment grâce à l’ouverture d’une centrale biomasse.
Le processus de fabrication est finalement très simple : le papier usagé est inséré dans un grand moulin, mélangé avec de l’eau, puis de l’amidon (pour le « repasser »), avant d’être séché et transformé en bobines de 8 tonnes chacune, destinées à divers usages, notamment la production de carton ondulé pour emballages.
Cette visite fut passionnante et montre qu’il est possible de concilier industrie et écologie. J’ai déjà prévu de revenir sur le site pour découvrir la centrale de cogénération biomasse installée en 2019, ainsi que le système de lagunage qui permet le traitement des eaux usées. Ce dernier est complété par une rhizosphère filtrant les derniers effluents à travers les racines de plantes aquatiques, un projet financé grâce aux fonds Avenir du territoire Saône-Rhin que j’avais mis en place au tournant des années 2000 en tant que ministre de l’Aménagement du territoire, après l’abandon du projet de grand canal qui aurait défiguré la vallée.

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