Vendredi 20 février 9 H
La campagne pour les élections municipales bat son plein et j’aimerais, ce matin, être avec les militant.e.s mobilisés autour d’Anne Vignot à Besançon.
Mais je suis retenue à Paris, pour la seconde lecture du projet de loi qui reconnaît un droit à l’aide à mourir. Fidèle à la mémoire de Paulette Guinchard, qui fut avant moi la députée de la 2ème circonscription du Doubs, et en accord avec mon expérience de médecin dans un service de réanimation, j’ai choisi de voter ce projet de loi.
Nous siégeons pratiquement non stop depuis le début de la semaine. L’exercice est étrange… car la quasi-totalité des amendements sont déposés par les opposants au texte et combattus par la ministre de la Santé, au banc du gouvernement, et le rapporteur du texte, Olivier Falorni, qui milite pour la reconnaissance de ce nouveau droit depuis des années et a accompagné toutes les phases du débat public, de la loi Claeys-Leonetti, en vigueur depuis 2016, qui autorise la "sédation profonde et continue" jusqu'au décès pour des malades en fin de vie... à la Convention citoyenne sur la fin de vie en 2022-2023, qui plaide pour un accès à l’aide active à mourir..
Le débat a quelque chose d’extrêmement répétitif… surtout pour celles et ceux qui ont déjà connu la réunion d’une commission spéciale, puis l’examen d’un 1er texte, brutalement interrompu par la dissolution, puis le dépôt de deux nouveaux textes – l’un sur les soins palliatifs, l’autre sur l’aide à mourir – dont le cheminement parlementaire est déjà long : examen en commission des Affaires sociales, 1ère lecture à l’Assemblée, avant transmission du texte au Sénat, qui le rejette. Puis retour à la commission des Affaires sociales, puis en hémicycle, pour la 2ème lecture. Les arguments se répètent encore et encore, jusqu’à l’absurde. Certains confondent (volontairement) des termes au sens très différent… Aide à mourir, suicide assisté, euthanasie… On cite, sur tous les bancs, des témoignages émouvants. On rapporte des anecdotes inquiétantes, plus ou moins vérifiables.
Les plus responsables l’ont compris : sur un sujet qui touche aux convictions et à l’expérience intime de chacun.e, l’objectif n’est pas d’en rajouter, mais de garantir que toutes les précautions seront bien prises pour garantir le respect de la décision libre et éclairée des personnes, pour éviter qu’elles ne soient l’objet de pressions, de dérives ou d’abus. En attendant l’issue des débats, je vous conseille de lire la remarquable tribune de Valérie Goutines, présidente de l'Association pour la recherche sur la maladie de Charcot, dans la Croix. J’espère que la rédaction du journal me pardonnera de vous donner le lien : https://www.la-croix.com/a-vif/loi-fin-de-vie-il-ne-faut-pas-confondre-vulnerabilite-et-maladie-incurable-20260217
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