40 % seulement de nos cours d'eau sont en « bon état écologique ». Dans la vallée de la Loue, les truites disparaissent, rongées par la saprolégniose, maladie directement liée à la pollution azotée. La baignade y est interdite. Et le restera tout l'été.
Année après année, la France accumule les mises en demeure de la Commission européenne pour non-respect de la directive cadre sur l'eau (DCE).
Cette année encore, la Commission européenne a ouvert une nouvelle procédure d'infraction. Motif : la France sous-évalue délibérément la dégradation de ses eaux. Elle classe en "bon état" des rivières qui ne le sont pas.
La ministre de la Transition écologique - qu’on ne croise que bien rarement à l’Assemblée où elle se fait régulièrement remplacer par son ministre délégué, m'a répondu avec bien des détours. Après s'être senti obligée de me rappeler les objectifs de la directive cadre sur l'eau – restaurer et garantir le bon état de notre eau, pour faire court - elle a promis des "adaptations méthodologiques" d'ici mi-mai et affirmé "une volonté de maintenir une politique ambitieuse". Sans illusions, je prends note.
J’ai demandé à la ministre de ne pas se contenter d’une position de principe et de venir défendre concrètement son ambition pour l’eau au cours de l'examen de la loi d'urgence agricole qui, concrètement, réduit la protection des captages d'eau potable hors zones vulnérables et facilite la construction de retenues et bassines !
Les engagements se mesurent aux actes. Pas aux déclarations d'intention.
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