Certains s’en amusent, d’autres s’en irritent : je suis vice-présidente du groupe d’études sur la chasse et la pêche de l’Assemblée nationale. La raison ? Je crois, sur ce sujet comme sur d’autres, au dialogue et à la nécessité de le mener sur des bases aussi rationnelles et scientifiques que possibles. En pratique, je suis souvent déçue. Car le groupe d’études est, en réalité, la chasse gardée (!) des chasseurs…
Si certains sont de fins connaisseurs des espèces et de leurs habitats, avec lesquels il est utile et intéressant d’échanger, d’autres n’ont pas d’autre motivation que de défendre leur passion contre « les écolos », sans qu’on sache bien de qui ils parlent au fond. Tous ensemble et quel que soit le sujet, ils constituent un lobby puissant, l’un des plus influents sans doute de l’Assemblée nationale.
Leur dernier combat ? Contester la décision du Conseil d’État, qui a suspendu pour 5 ans la chasse au lagopède alpin et au grand tétras, dont l’état de conservation est plus qu’inquiétant. C’est désolant…
Avec une quarantaine d’autres députés, j’ai signé la lettre de Benoît Larrouquis (voir ci-dessous) au Premier ministre, qui exige une protection durable de ces deux espèces, qui doivent impérativement être retirées de la liste des espèces chassables et être enfin sérieusement protégées.
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