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Scolarisation des enfants à besoins particuliers : un texte pour rien ?

Cette semaine, je suis « de permanence » dans l’hémicycle. Les députés vont examiner plusieurs textes, essentiellement des propositions de loi d’origine parlementaire, choisis par la conférence des présidents à partir des propositions des groupes politiques.La semaine commence avec une proposition de loi macroniste destinée à « renforcer le parcours inclusif des enfants à besoins éducatifs particuliers ». Améliorer l’accompagnement des enfants en situation de handicap scolarisés en milieu ordinaire, dont le nombre a triplé, passant de 155 000 en 2006 à 450 000 en 2023 ? Qui peut être contre ?

Le problème, c’est que les députés macronistes, censés porter ce texte, sont largement absents. 

Le problème, c’est que le texte n’apporte aucune réponse à des problèmes pourtant repérés depuis longtemps : on n’y trouve par exemple rien sur l’amélioration du statut et de la rémunération des AESH, indispensables pour rendre plus attractif ce métier très féminisé. Ah si, on « pourra » leur proposer une formation !

Le problème, c’est que le texte comporte pour l’essentiel des dispositions qui auraient parfaitement pu être mises en place sans passer par la loi… Jugez-en : il est question de généraliser un « livret de parcours inclusif » pour chaque enfant, de produire chaque année un rapport informant les parlementaires de l’évolution du nombre d’heures de scolarisation des enfants.

Le verre est-il à moitié plein (c’est toujours utile de rappeler au gouvernement que bien des besoins demeurent insatisfaits) ou à moitié vide (il n’y a rien dans ce texte qui puisse changer la vie des enfants, de leurs familles et des professionnels qui les accompagnent) ?

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