Ce 22 mars, Ornans ne sera pas qu’un décor de carte postale figée autour de la Loue. Ce sera le cœur battant d’une mobilisation essentielle pour la sauvegarde de nos rivières comtoises.
Tandis que « La Truite » mourante immortalisée par Gustave Courbet retrouve sa terre natale, il faut enfin regarder en face la triste réalité : nos rivières, autrefois vivantes et foisonnantes, sont à l’agonie.
La Loue, la Furieuse, le Dessoubre, le Doubs… des noms qui résonnent comme des promesses de nature préservée. Mais que reste-t-il de ces promesses quand l’eau se charge de nitrates, de phosphates, de pesticides et même de PFAS, ces polluants éternels qui s’infiltrent partout ? Que reste-t-il du vivant quand les rivières sont à ce point asphyxiées ?
Il y a quelques semaines, j’ai répondu à l’appel des pêcheurs de la Haute Loue et participé au tournage d’une vidéo qui invite à l’action. Vous pouvez la retrouver ici
Je soutiens pleinement la mobilisation du 22 mars à Ornans. Solidaire de celles et ceux qui refusent de voir nos rivières transformées en égouts à ciel ouvert, j’’exige :
- Une réduction drastique des pollutions agricoles, industrielles et domestiques ;
- Un soutien massif aux agriculteurs qui veulent s’engager dans une transition agroécologique ;
- Des contrôles renforcés et des sanctions exemplaires contre les pollueurs ;
- Des ressources publiques à la hauteur pour restaurer les milieux aquatiques, y compris pour la mise aux normes des assainissements encore défaillants en 2025 !
En tant que députée, je m’engage à :
- Soutenir les propositions de loi renforçant la protection des cours d’eau et interdisant les polluants les plus dangereux comme la loi contre les PFAS portée par le groupe écologiste et adoptée le 27 février dernier à l’Assemblée nationale ;
- Continuer de soutenir les associations qui luttent pour la préservation des rivières ;
- Faciliter la relance du dialogue entre les différents acteurs : élus locaux, associations, agriculteurs, scientifiques, syndicats, pêcheurs…
Courbet affirmait : « Je n’ai jamais eu d’autres maîtres que la nature et mon sentiment. »
Inspirons-nous de lui. La nature doit redevenir notre maître, et notre sentiment d’indignation face à la destruction de nos rivières doit devenir une force collective. Comme il peignait sa truite, nous devons défendre ce qui vit encore dans nos rivières et ce qui y renaîtra si nous nous mobilisons toutes et tous ensemble.
Le 22 mars, je vous invite à rejoindre la mobilisation citoyenne à Ornans. Parce que l’eau est notre bien le plus précieux, et parce qu’une rivière qui meurt, c’est une part de nous qui disparaît.

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