Niche

Le terme est moche. Il s’est imposé dans le jargon parlementaire pour décrire l’unique journée annuelle au cours de laquelle les députés des groupes d’opposition, prenant la main sur l’ordre du jour, proposent à l’examen et au vote de l’Assemblée des propositions de loi sur les sujets de leur choix. 

Ce jeudi 20 février, et après plusieurs reports dus à la dissolution et à la saga budgétaire, nous sommes en séance pour la niche écologiste, avec 7 textes inscrits à l’ordre du jour. Si tout se passe bien, on en passera un, deux, trois peut-être, quatre si on a beaucoup de chance, si les parlementaires de l’opposition filent prendre leur train ou s’attardent à la buvette…

Le jeu est bien rodé. Du côté des groupes hostiles aux textes, on tente de faire traîner… Interventions redondantes, amendements de détricotage, rappels au règlement, suspensions de séance, explications de vote… Du côté du groupe qui, défend les textes, c’est le contraire… On cherche à aller vite, pour avoir une chance d’examiner un maximum de textes… On a la consigne de NE PAS intervenir, de NE PAS réagir aux provocations, de NE PAS corriger les allégations fallacieuses, les allusions perfides, les vérités alternatives, pour ne pas donner prise à des incidents de séance.

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